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Discours lors de la cérémonie d’ouverture de la première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique et Forum de coopération économique et commerciale Chine-Afrique(Lin Yifu, Professeur de l’Université de Pékin)

Publié le:2019-12-03 Vues:

Excellence M. le vice- Premier ministre HU Chunhua,

Excellence Monsieur le Président de l'Ouganda,

Excellence Monsieur le vice-Premier ministre de la Somalie,

Excellence Monsieur le vice-premier ministre du Cap-Vert,

Excellence M. le Secrétaire Du Jiahao,

Chers dirigeants, chers amis,

Mesdames et Messieurs:

Bonjour à vous tous ! En tant qu'universitaire qui a travaillé à la Banque mondiale et qui se préoccupe du développement des pays africains, je suis très heureux de voir l'ouverture de l'Expo économique et commerciale Chine-Afrique, et très honoré de prononcer un discours au Forum sur la coopération économique et commerciale sino-Afrique.

Cette année marque le 70e anniversaire de la fondation de la Nouvelle Chine, et il y a 70 ans, la Chine était l'un des pays les plus pauvres du monde, ce qui ne s'est améliorée qu'il y a 41 ans, lorsque la Chine a mis en œuvre la réforme et l'ouverture. Selon les statistiques de la Banque mondiale, en 1978, le PIB par habitant de la Chine n'était que de 156 dollars, contre 495 dollars de l'Afrique subsaharienne, soit moins d'un tiers du leur. À cette époque, 81 % de la population chinoise vivait de l'agriculture dans des zones rurales, et 84 % vivaient en dessous du seuil international de pauvreté, soit 1,25 dollar par jour. A partir d'un point de départ si bas, la Chine a réalisé un miracle de croissance annuelle moyenne de 9,4 % pendant 40 années consécutives, de 1978 à 2018. Aujourd'hui, la Chine est la deuxième plus grande économie du monde et le plus grand pays commerçant. En 2018, le PIB par habitant de la Chine a atteint 9 608 dollars, avec plus de 700 millions de personnes ayant été sorties de la pauvreté dans les 40 années passées. Les raisons ? Les plus importantes sont la sagesse chinoise, la pensée chinoise et le programme chinois formés sous la direction forte du Parti communiste chinois qui s'est en tenu à l'esprit ouverte et pragmatique et a fait pleinement usage des avantages des marchés et des ressources national et international en fonction de ses propres conditions chinoises.

Après la Seconde Guerre mondiale, les pays africains, grâce à la direction de leur première génération de dirigeants et à leurs efforts acharnés, ont émergé de la domination coloniale l'un après l'autre dans les années 1950 et 1960 et commencé à poursuivre leur propre industrialisation et modernisation, dans l'espoir de réaliser le rêve de rendre les peuples riches et les pays puissants. Après 50 ou 60 ans d'efforts, l'éradication de la pauvreté et la prospérité de nombreux pays africains reste un objectif à réaliser avec des efforts. Ce que j'ai constaté de mon travail à la Banque mondiale est que les dirigeants, les élites sociales et les peuples de l'Afrique sont les mêmes que ceux de la Chine, qui espèrent tous atteindre la prospérité de leurs pays à l'intermédiaire de leurs propres efforts. Toutefois, après une si longue période d'effort, les pays africains sont encore confrontés à un grand écart dans leur réalisation de l'industrialisation et de la modernisation. Cela doit principalement à ce que les pays africains ont toujours tiré de l'expérience des pays développés dans leur poursuite du développement, même s'ils ont été politiquement libres de la domination coloniale.

En entendant les théories et l'expérience des pays développés, on se baserait, consciemment ou inconsciemment, sur leurs conditions sociales et économiques qui n'existent pas pourtant dans les pays en développement. C'est pourquoi qu'on est toujours déçu dans la poursuite de la modernisation en tirant de telle expérience et de telle théorie.

De ce point de vue, la Chine et l'Afrique partagent un destin commun, un stade commun de développement et une poursuite commune. L'expérience de la Chine sera de plus grande référence que la théorie et l'expérience des pays développés pour aider les pays africains à réaliser l'industrialisation et la modernisation. Les Chinois aiment aider les autres, c'est-à-dire que la Chine espère qu'ils peuvent se développer et puis aider d'autres pays à se développer, que la Chine espère réussir et puis aider d'autres pays à réussir.

Dans le cadre de ces directives, le Président XI Jinping a proposé les 10 principaux plans pour la coopération sino-africaine au Sommet de Johannesburg 2015 sur la coopération sino-africaine, qui comprennent l'industrialisation, la modernisation agricole et la construction d'infrastructures, et a promis 60 milliards de dollars pour en soutenir la mise en œuvre. Lors du Sommet de Beijing sur la coopération sino-africaine 2018, le Président XI Jinping a de nouveau proposé huit initiatives majeures en matière de coopération sino-africaine et a promis 60 milliards de dollars pour soutenir le développement des pays africains. L'Expo économique et commerciale et le forum de coopération visent justement à mettre en œuvre les plans et plans d'action proposés par le Président XI Jinping, et à fournir du fonds et de l'expérience pour aider les pays africains dans le cadre de la coopération sino-africaine. En tant qu'économiste, je voudrais également souligner que, depuis la Seconde Guerre mondiale, les quelques pays qui ont réalisé leur industrialisation et modernisation sur la base d'une agriculture et d'une économie pauvres et arriérées partagent une caractéristique commune, à savoir saisir l'occasion de fenêtre du transfert industriel international à forte intensité de main-d'œuvre. Il s'agit notamment du Japon après la Seconde Guerre mondiale, des quatre dragons asiatiques dans les années 1960, de Maurice dans les années 1970 et de la Chine continentale après la réforme et l'ouverture dans les années 1980. Après le développement au cours des quatre dernières décennies, le niveau de salaires en Chine a beaucoup élevé, et il est temps pour la Chine de déplacer son industrie de transformation à forte intensité de main-d'œuvre à l'étranger, ce qui est le meilleur moment pour les pays africains dans l'industrialisation et la modernisation. Je crois que l'Expo et forum deviendra un nouveau point de départ dans l'histoire de la coopération Sio-Afrique, et aidera les pays africains à former des idées et à prendre des mesures pour parvenir à une communauté du destin humain d'une prospérité partagée. Je vous remercie.